Ma thèse en 180 secondes
Présenter leur sujet de recherche en trois minutes, de façon simple et ludique, devant un jury de professionnels et un public de non-spécialistes : voilà le défi relevé par tous les doctorants et doctorantes qui se lancent dans l'aventure Ma Thèse en 180 secondes !
Ma Thèse en 180 secondes est un concours organisé en France depuis 2014 par le CNRS et France Universités. En Normandie, la sélection est organisée par le CNRS Paris-Normandie et Normandie Université.
La finale normande de l'édition 2026 aura lieu le jeudi 19 mars au Havre à l'Amphithéâtre de l'ISEL (Institut Supérieur d'Études Logistiques - Université du Havre). Les douze candidats et candidates normands sélectionnés s'y retrouveront et l'un ou l'une d'entre eux décrocheront le sésame pour la finale nationale.
Lauréates 2025
1er prix du jury : Alexiane PHAN
Alexiance est doctorante en génie civil, inscrite à l’université de Caen Normandie. Elle effectue ses travaux de recherche dans deux laboratoires : Builders Lab de Builders école d’ingénieurs situé à Caen et le LTDS – Laboratoire de tribologie et de dynamique des systèmes de l’ENTPE – École nationale des travaux publics de l’État situé à Vaulx-en-Velin.
Prix du public : Laurie DIENIS
Laurie est doctorante en astrophysique nucléaire à l’université de Caen Normandie, elle mène ses recherches au GANIL (Grand Accélérateur National d’Ions Lourds - CNRS / CEA).
Elle s’intéresse à la formation des noyaux atomiques dans les étoiles, et plus particulièrement à un phénomène fascinant : la synthèse explosive. Ce processus se produit lors d’évènements spectaculaires comme les explosions stellaires, notamment les novae. Dans le cadre de sa thèse en physique expérimentale, elle réalise une expérience au GANIL, un accélérateur de particules situé à Caen, pour mieux comprendre la production d’un noyau radioactif, le fluor-18, dans ces explosions cosmiques.
Laurie s’est lancée dans le concours MT180 pour améliorer ses compétences en vulgarisation et pour tenter de rendre son sujet de recherche accessible à tous.
Sa thèse est financée par la région Normandie.
Lauréates et lauréat 2024
1er prix du jury : Mathilde GUILLEMOIS
Mathilde est doctorante en géographie physique à l’université de Caen Normandie et effectue ses travaux de recherche au sein du laboratoire IDEES Geophen (Identité et Différenciation de l’Espace, de l’Environnement et des Sociétés Geophen – Université de Caen Normandie / CNRS).
Elle étudie l’évolution des paysages depuis 200 ans, et leur impact sur les connectivités hydrologiques. Plus particulièrement, elle s’interroge sur l’effet des transformations paysagères sur la circulation des ruissellements quand il pleut. Pour y parvenir, elle utilise des archives pour reconstruire les paysages sur deux siècles et de la modélisation numérique pour simuler la pluie.
En plus du challenge, Mathilde s’est lancée dans l’aventure Ma thèse en 180 secondes pour sensibiliser le grand public aux enjeux environnementaux qui touchent le bocage.
2ème prix du jury : Anaïs PERIN
Anaïs est doctorante en acoustique sous-marine à l’université Le Havre Normandie et effectue ses travaux de recherche au sein du LOMC (Laboratoire Ondes et Milieux Complexes - Université Le Havre Normandie / CNRS).
Elle s’immerge dans le milieu des ondes sonores et plus particulièrement celles se propageant dans l’eau. Son travail consiste à comprendre comment le comportement acoustique de tubes cylindriques est impacté par la surface eau/air et le fond eau/solide. Pour cela, elle réalise des expériences dans des cuves en faisant varier le paramètre de la profondeur d’eau entre autres. Les données qu’il en résulte sont ensuite analysées en comparant les signaux temporels et les spectres en fréquence. Cette technique de détection acoustique a pour application de repérer des sous-marins dans l’immensité océanique et plus précisément connaitre leurs localisations.
Travail de recherche soutenu financièrement par le Ministère des Armées – Agence de l’Innovation de Défense et la région Normandie.
Prix du public : Corentin Hingrand
Corentin est doctorant en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) au laboratoire VERTEX (VERTige EXtrême - Université Caen Normandie) à l’université de Caen Normandie.
Corentin travaille sur les facteurs de la performance dans les disciplines d’ultra endurance, notamment l’ultra-trail, discipline qui connait un réel engouement depuis plusieurs années en France. Avec ses travaux, il cherche à comprendre comment le corps humain poussé à son paroxysme s’adapte, comment nous sommes capables de courir aussi longtemps et le temps de récupération après ce genre d’exercice.
Pour répondre à ces questions, Corentin travaille sur le terrain, au plus près des sportifs, pour mesurer des paramètres tels que l’alimentation, le sommeil, la thermorégulation (capacité à évacuer la chaleur), la force musculaire, la motivation des coureurs tout au long de la course et une fois la ligne d’arrivée franchie.
Par ce travail, il espère avoir une meilleure vision de cette discipline pour participer à un meilleur encadrement sportif et médical des coureurs. Son objectif est d’accompagner les athlètes en termes de performance et santé dans la réussite de leurs aventures, étant lui-même directement concerné en tant qu’ultra-traileur. Corentin est ainsi au plus près de la réalité du terrain lors de son travail de recherche. Vous aurez donc la possibilité de le croiser avec un dossard sur des courses en Normandie.
Lauréate et lauréats 2023
1er prix du jury : Anaïs Hamel
Anaïs est doctorante en psychologie au sein des laboratoires PHIND (Physiopathologie et imagerie des troubles neurologiques / équipe Neuropresage – Mécanismes pathologiques et interventions basées sur le mode de vie dans les troubles du cerveau - Inserm / Université de Caen Normandie) et UR2NF (Unité de recherche en neuropsychologie et neuro imagerie fonctionnelle - CRCN/Université Libre de Bruxelles). Elle étudie les liens entre le fonctionnement cérébral de régions clés sous-tendant les processus de mémorisation.
Prix du public : Olivier Maston
Olivier est doctorant en génie civil au LOMC (Laboratoire ondes et milieux complexes - CNRS/université Le Havre Normandie). Il s’intéresse aux constructions en terre crue et cherche à résoudre le problème de fissuration causé lors de l’assèchement du matériau pour démocratiser son utilisation.
2ème prix du jury : Valentin Travers-Lesage
Valentin est doctorant en chimie organique et médicinale au CERMN (Centre d’Études et de Recherche sur le Médicament de Normandie - Université de Caen Normandie). Il travaille à la recherche de nouveaux traitements contre la maladie d’Alzheimer.
Lauréate et lauréats 2022
1er prix du jury et prix des lycéens : Alexandre LEVALLOIS,
Alexandre LEVALLOIS est doctorant en biologie marine au laboratoire Biologie des Organismes et Écosystèmes Aquatiques (BOREA*) à l’université de Caen Normandie, a remporté le 1er Prix du jury et le Prix des lycéens.
Alexandre cherche à comprendre les effets potentiels de l’aluminium relargué par les anodes galvaniques sur des organismes essentiels des écosystèmes marins comme les huîtres, les ormeaux et les algues. Les anodes galvaniques sont des plaques constituées d’un alliage métallique visant à protéger de la corrosion une structure métallique immergée en mer comme les coques de bateaux, les infrastructures portuaires ou encore le mat des éoliennes.
* BOREA – Biologie des organismes et écosystèmes aquatiques (Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / Sorbonne Université / Université de Caen Normandie / Institut de recherche pour le développement / Université des Antilles)
Prix du public : Lucie LEREBOURG
Lucie LEREBOURG est docteure en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS). Elle a fait sa thèse au Centre d’Études des Transformations des Activités Physiques et Sportives (CETAPS*) de l’université de Rouen Normandie.
Lucie étudie l’évolution et la prédiction des performances en course à pied. Elle s’intéresse aux outils qui peuvent permettre aux athlètes et entraineurs d’appréhender et d’optimiser la performance sportive. En d’autres termes, aider à calibrer les séances d’entraînement et identifier les athlètes au fort potentiel sont les principaux défis de Lucie !
* CETAPS – Centre d’Études des Transformations des Activités Physiques et Sportives (Université de Rouen Normandie)
Le 2ème prix du jury a été remporté par Baptiste DELAUNAY, doctorant en chimie analytique appliquée à l’environnement dans le laboratoire Aliments Bioprocédés Toxicologie Environnements (ABTE) de l’université de Caen Normandie.
Lauréates 2021
1er prix du jury : Candice Roux
Doctorante en neurosciences au laboratoire Mobilités : vieillissement, pathologie, santé (COMETE – CHU Caen Normandie / INSERM / Université de Caen Normandie), Candice travaille sur les troubles de la mémoire, des symptômes communs à de nombreuses pathologies du système nerveux central. Elle s’intéresse à une molécule qui agit sur la sérotonine appelée l’hormone du bonheur. Cette molécule a déjà montré des effets bénéfiques sur la mémoire mais son mécanisme reste à comprendre. Elle étudie plus particulièrement comment cette molécule affecte les réseaux de neurones de l’hippocampe, une structure de notre cerveau impliqué dans la formation des souvenirs.
2ème prix du jury : Chloé Fougères
Chloé est doctorante en physique nucléaire au Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL – CEA / CNRS) à Caen. Elle s’intéresse aux Novæ, une explosion lumineuse à la surface d’un couple d’étoiles. Elle étudie un noyau phare pour la nova : le sodium. Le sodium excité durant une nova est la cible des télescopes. Au centre de l’atome, le noyau peut en effet émettre de la lumière lorsqu’il est excité. Mais le nombre de noyaux produits est incertain. Visant à résoudre cela, une expérience a été réalisée pour fabriquer un autre élément : le magnésium. Sa durée de vie quantifie en effet la probabilité du sodium d’être détruit ou non lors d‘une nova. Pour prédire la lumière du sodium mesurable par un télescope, il est ainsi nécessaire de connaître cet autre noyau. Faire réagir des noyaux grâce à un accélérateur terrestre aide à expliquer la lumière des étoiles dans l’Univers.
Au cours de cette finale régionale, Candice Roux a également reçu le prix des internautes qu’elle partage avec Younès Tierce, doctorant en mathématiques au laboratoire de mathématiques Raphaël Salem (LMRS – CNRS / Université de Rouen Normandie). Le prix des lycéens a également récompensé le jeune chercheur en mathématiques ainsi que Cassandre Palix, doctorante en neurosciences au laboratoire de Physiopathologie et Imagerie des troubles Neurologiques (PhIND – INSERM, Université de Caen Normandie) à l’Université de Caen Normandie.