Et la gagnante de la finale normande de Ma thèse en 180 secondes est…

Marie Houédé a remporté le prix du jury de la finale régionale de MT180 et défendra les couleurs de la Normandie lors de la finale nationale en mai prochain. Roman Coupeau remporte quant à lui le prix du public.

350 personnes – collégiens, lycéens, professeurs, étudiants, représentants universitaires… - étaient réunies à l’ISEL (Université du Havre) le jeudi 19 mars pour la finale normande de Ma thèse en 180 secondes.

Les 12 finalistes ont présenté leur sujet de recherche face au public, en termes accessibles et en trois minutes.

Le prix du jury est remporté par Marie Houédé, doctorante en écotoxicologie à l’université Le Havre Normandie, au laboratoire SEBIO. Elle effectue aussi une partie de ses recherche au Centre d’étude en éthologie et cognition (Université de Caen Normandie | Université de Rennes | CNRS) situé au CREC, la station marine basée à Luc-sur-Mer.

Marie s’intéresse aux effets de polluants retrouvés dans les eaux de surface, en particulier les antidépresseurs, sur deux espèces d’invertébrés marins : le crabe vert et la seiche commune. En les exposant aux antidépresseurs les plus détectés dans l’environnement, elle cherche à déterminer si ces substances entraînent des perturbations neuroendocriniennes et comportementales, pouvant compromettre leur survie. Son objectif est de mieux comprendre les mécanismes d’action de ces polluants sur la neurotransmission et ainsi, évaluer les risques environnementaux.Elle représentera la Normandie lors de la finale nationale le 28 mai à Lille.

Le public a quant à lui décerné son prix à Roman Coupeau, doctorant en neuro-éthologie à l’université de Caen Normandie Centre d’étude en éthologie et cognition (Université de Caen Normandie | Université de Rennes | CNRS) et effectue ses recherches au CREC, la station marine basée à Luc-sur-Mer.

Dans le cadre de son projet de recherche, Roman étudie la dépression chez les écrevisses Procambarus alleni. L’objectif est de mettre en évidence des comportements de type dépressif chez des espèces animales très éloignées de l’Humain. Ainsi il sera possible de comprendre les mécanismes physiologiques sous-jacents à la dépression et l’intérêt évolutif d’exprimer ce genre de comportement.
Son travail consiste à observer des écrevisses exposées à des situations stressantes de façon chronique, pour répertorier les comportements qu’elles expriment et les comparer à ceux connus dans le cadre de la dépression humaine.